Communiqué de presse : Les premiers résultats d’ELPAS montrent qu’il est possible d’agir sur les marqueurs du surpoids et de l’obésité et interrogent les modalités de conseils alimentaires en population générale

26/09/2006 - L’étude ELPAS (Etude Longitudinale Prospective Alimentation et Santé) a tenu ses promesses : un an après son lancement, ce programme de recherche de grande envergure fournit des informations inédites sur l’effet de modifications de l’alimentation chez l’enfant et l’adulte en population générale.

Les résultats d’une étude d’intervention nutritionnelle sans équivalent mondial

Dix mois pour étudier l’effet de conseils alimentaires en population générale Pendant toute l’année scolaire 2005-2006, les 1 000 familles participantes (1 enfant et 1 adulte par famille) ont communiqué des données sur leurs consommations alimentaires. Les familles étaient réparties en trois groupes : un groupe témoin et deux groupes d’intervention. Dans ces deux derniers groupes, des conseils visaient à diminuer la consommation de lipides (graisses) et à augmenter la consommation de glucides complexes (féculents, pain…), en diminuant ou non les apports en glucides simples (sucres), grâce à un accompagnement diététique personnalisé. Un bilan médical réalisé en début et en fin d’étude a permis de mesurer l’impact de ces conseils alimentaires sur l’évolution des principaux facteurs staturo-pondéraux, en particulier l’IMC (Indice de Masse Corporelle).

Des modifications significatives de l’alimentation Chez les adultes comme chez les enfants, les stratégies d’intervention individuelle mises en oeuvre au cours du programme ELPAS ont abouti à une meilleure répartition des apports en macronutriments allant dans le sens des recommandations nutritionnelles. Elles ont induit cependant une baisse des apports énergétiques qui n’était pas visée. Il serait intéressant de savoir si cette intervention individuelle poussée va entraîner une modification durable de l’alimentation des participants.

Entre les enfants et les adultes, des évolutions différentes de la corpulence Chez l’enfant, la modification de l’alimentation n’a pas eu d’effet sur la corpulence moyenne des enfants, à l’issue de l’intervention. Les questions concernant l’effet des recommandations alimentaires sur l’évolution de la corpulence des enfants de la population générale restent donc ouvertes. Chez les adultes, le groupe témoin exposé à une information nutritionnelle mais n’ayant pas bénéficié de conseils alimentaires personnalisés a vu son IMC s’accroître. L’intervention testée dans le groupe A (diminution des lipides, augmentation des glucides complexes) a eu tendance à limiter la hausse de l’IMC des participants, par rapport à celle observée chez les témoins. L’intervention testée dans le groupe B (réduction des lipides et des glucides simples, augmentation des glucides complexes) s’est quant à elle traduite par une stabilisation de l’IMC des participants. Par ailleurs, la diminution des apports lipidiques obtenue dans les deux groupes d’intervention pourrait présenter un intérêt dans le cadre d‘une prévention primaire des maladies cardiovasculaires.

Des résultats qui interrogent les modalités du conseil alimentaire en population générale Les données recueillies au cours de l’étude ELPAS attirent l’attention sur la difficulté des participants à suivre des consignes alimentaires multiples. L’importance des moyens qu’il a été nécessaire de déployer pour optimiser les apports nutritionnels et obtenir de tels effets dans une cohorte d’adultes particulièrement motivés, pose en outre la question de la faisabilité d’une telle démarche en population générale.

Des analyses complémentaires nécessaires pour affiner les résultats Elles permettront de vérifier si les modifications nutritionnelles induites dans les deux groupes d’intervention se sont accompagnées ou non de modulations des apports en micronutriments, en fibres ou encore en acides gras essentiels. D’autres analyses s’intéresseront à l’effet des interventions nutritionnelles dans différents sousgroupes de la population ELPASsienne (IMC au début de l’étude, CSP,…) et à l’impact de facteurs non alimentaires (niveau d’activité physique, sédentarité).

Initiée par les pouvoirs publics dans le cadre du réseau RARE (Réseau Alimentation référence Europe), l’étude ELPAS a reçu le soutien financier du Ministère de l’Education Nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, du Ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la pêche et de la Ruralité et s’est réalisée avec l’étroite collaboration du Rectorat de Paris et de la Mairie de Paris. Elle a par ailleurs bénéficié de fonds privés au travers de partenariats engagés avec Avenance Enseignement, le Cedus (Centre d’Etudes et de Documentation du Sucre) et la Fondation Louis Bonduelle. La société Nutri-Health a assuré la coordination scientifique de l’ensemble du programme ELPAS. Le recueil et l’analyse des données ont été confiés, à Quanta Médical. L’étude a en outre bénéficié du savoir faire et de l’aide logistiques des sociétés Milan Presse, Téfal et Microlife.

Contacts Presse Diane Galland et Magali Delmas Information Presse Service 2 rue Sainte Marie – 92418 Courbevoie cedex Tél : 01 46 67 63 44 Email : ipssantenutrition@infopresseservice.com


Communiqué de Presse